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La mode, entre paillettes et précarité

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La mode, entre paillettes et précarité

28.04.2026, par
Maxime Lerolle [5]
Temps de lecture : 13 minutes
© Xeniia X / Shutterstock.com
Xeniia X / Shutterstock.com
À l’occasion de la sortie de « Le Diable s’habille en Prada 2 », une anthropologue évoque la mode, un secteur crucial du capitalisme aussi luxueux dans ses représentations qu’il est précaire pour ses travailleurs et travailleuses.

En tant qu’anthropologue, vous travaillez sur la mode. Pourquoi le choix de ce terrain ?

Giulia Mensitieri1 Après un premier master en littératures hispano-américaines et brésiliennes, en Italie, j’en ai mené un second en anthropologie urbaine à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris, au cours duquel j’ai conduit un travail de terrain sur un quartier cosmopolite de Mexico.

En rentrant à Paris, j’ai observé cette même population cosmopolite à Paris, le long du canal Saint-Martin et du bassin de la Villette, y compris au sein de mon cercle amical. Nous apparaissions « cool » à tous égards, très désirables dans une ville faite pour nos semblables… et en même temps nous étions tous fauchés, contraints de travailler au noir ou dans des bars. Ce contraste m’a fait prendre conscience d’un basculement dans la sociologie des élites, avec l’émergence d’une nouvelle élite à la fois très valorisée et très précaire. J’ai donc cherché à comprendre comment on en était arrivé là.

C’est alors que j’ai rencontré Mia, une mannequin qui portait au minimum pour 5000 € de vêtements sur elle… mais n’avait « pas un rond » pour payer une bière au bar ou régler une facture de téléphone. Avec elle, devenue ce qu’on appelle en anthropologie « mon informatrice privilégiée », j’ai découvert le monde d’exploitation de la mode [6]. On la payait certes avec des habits de luxe, mais elle devait faire ses courses chez Lidl.

La mode est ainsi devenue l’objet de mon travail de doctorat, soutenu en 2016. En 2018, j’ai publié ma thèse aux éditions La Découverte ; et, à l’automne 2026, l’ouvrage sera adapté en bande-dessinée chez La Découverte et Delcourt.

Meryl Streep et Anne Hathaway dans le film de 2006 - Collection ChristopheL © Fox 2000 Pictures
Le film « Le Diable s’habille en Prada » met en scène une relation de travail toxique entre la rédactrice en chef d’un magazine de mode (jouée par Meryl Streep, à gauche) et son assistante de direction (Anne Hathaway, à droite).
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Meryl Streep et Anne Hathaway dans le film de 2006 - Collection ChristopheL © Fox 2000 Pictures
Le film « Le Diable s’habille en Prada » met en scène une relation de travail toxique entre la rédactrice en chef d’un magazine de mode (jouée par Meryl Streep, à gauche) et son assistante de direction (Anne Hathaway, à droite).
Fox 2000 Pictures / Collection ChristopheL
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Le Diable s’habille en Prada 2 est la suite d’un premier film sorti en 2006. Quel regard portez-vous sur ces œuvres de fiction ?

G. M. Pour moi, ce film est un outil de travail, proche d’un documentaire, tant il correspond à ce j’ai pu constater durant mes enquêtes de terrain. Il est crucial pour moi, car il opère la glamourisation de la domination : il rend « cool », c’est-à-dire désirable et légitime, toute une série de relations asymétriques et de formes d’exploitation caractéristiques de ce milieu professionnel. Ou, comme le dit Miranda Priestly (jouée par Meryl Streep), la rédactrice en chef du fictif magazine Runway (équivalent de Vogue dans le film) : « Everybody wants to be us ».

Comme dans Le Diable s’habille en Prada, la mode tient à se représenter de manière exceptionnelle, comme un monde à part, fait de paillettes, d’excès et de personnalités flamboyantes… et où l’on accepte, au nom « de la chance d’être là » (c’est le titre de ma thèse), des choses inacceptables ailleurs. Car derrière le glamour réside un système précaire, qui repose sur l’exploitation et le travail gratuit de millions de personnes à tous les maillons de la chaîne de valeur, jusqu’à des formes d’esclavage moderne.

En 20 ans, entre les deux films, comment a évolué le monde de la mode ?

G. M. Malheureusement, j’observe une dégradation continue des conditions de travail. Quand j’ai commencé mon enquête, en 2011, il existait encore des métiers techniques salariés, par exemple dans la documentation ou la communication. Aujourd’hui, même ces métiers sont entrés dans l’économie de la promesse, de l’espoir, c’est-à-dire qu’on y accepte de faire des choses peu ou pas payées au nom d’un travail à venir. Je vois aujourd’hui des photographes qui empruntent à la banque jusqu’à 50 000 € pour travailler, dans l’espoir que cet investissement sera un jour rentable.

Pendant ce temps, les grands groupes continuent à s’enrichir. Rien qu’en France, les plus grandes fortunes françaises, presque toutes liées au luxe, ont triplé leurs capitaux durant cette période. Cependant, j’observe dans le même temps l’émergence d’un discours critique de plus en plus visible dans les médias et sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram, même s’il est loin d’avoir autant de portée que le discours dominant sur la mode.

Photo noir et blanc du Rana Plaza le 25 avril 2013 © Rahul Talukder / Zuma / RÉA
En avril 2013, à Dacca, au Bangladesh, plus de 1100 ouvrières meurent dans l’effondrement du bâtiment Rana Plaza, qui abritait des ateliers de confection. Cette catastrophe industrielle a poussé plusieurs multinationales à se doter de chartes RSE... sans grand effet sur les conditions de travail réelles.
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Photo noir et blanc du Rana Plaza le 25 avril 2013 © Rahul Talukder / Zuma / RÉA
En avril 2013, à Dacca, au Bangladesh, plus de 1100 ouvrières meurent dans l’effondrement du bâtiment Rana Plaza, qui abritait des ateliers de confection. Cette catastrophe industrielle a poussé plusieurs multinationales à se doter de chartes RSE... sans grand effet sur les conditions de travail réelles.
Rahul Talukder / Zuma / RÉA
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Entre les deux volets, la catastrophe du Rana Plaza, en 2013, a marqué les esprits. Plusieurs marques européennes se sont engagées dans des démarches RSE2, et le Parlement européen a publié en 2023 un texte sur le devoir de vigilance des multinationales. Ce drame a-t-il changé quoi que ce soit aux conditions de travail que vous décrivez ?

G. M. Il y avait effectivement une très forte demande de la société civile à la suite de l’effondrement de cet immeuble au Bangladesh, qui a causé plus de 1100 victimes parmi les ouvrières textiles de l’usine de Dacca. Toutefois, le texte de loi européen n’a été voté qu’en 2025, soit 12 ans après les faits, et a été très fortement amoindri par les lobbys industriels. Un an après son adoption, il n’est toujours pas opérationnel.

En parallèle, l’industrie s’est dotée de nombreuses chartes RSE et a abondamment communiqué sur le sujet, mais la démarche tient plus du socialwashing qu’autre chose. Aujourd’hui, il est quasiment impossible de tracer la production textile et l’industrie n’a aucun intérêt à le faire, pour éviter la responsabilité de la sous-traitance.

Pour caractériser le discours médiatique porté sur la mode, y compris par ses propres acteurs, je parle d’une industrie surexposée, au sens photographique du terme : sa mise en lumière est si vive qu’elle en occulte les coulisses et rend opaque la production.

En France, ces dernières années ont été marquées par l’irruption de nouveaux acteurs chinois, porteurs d’une « ultra fast fashion ». Ces marques ont-elles eu un impact sur l’industrie de la mode hexagonale ?

G. M. J’ai été particulièrement marquée par la polémique, fin 2025, relative à l’ouverture d’un corner store de Shein au BHV. Celle-ci a fait scandale dans les beaux quartiers parisiens, alors que toute la production textile s’est depuis longtemps délocalisée en Chine. Désormais, c’est le tour des capitaux. En réalité, Shein ne fait que porter un peu plus loin les dynamiques de toute cette industrie.

En clair, c’est la même chose que les marques européennes, en plus décomplexé. Sauf que la Chine ne fait pas « classe ». Quand une marque française exploite des ouvrières chinoises [11], ça va ; en revanche, quand c’est une marque chinoise qui exploite les mêmes ouvrières, ça ne va plus ! Shein a donc dû batailler pour imposer sa place dans les magasins français. C’est que le monde des paillettes pèse politiquement lourd et dispose de beaucoup d’entregent dans le monde politique, à l’instar de Christophe Castaner, ancien ministre français de l’Intérieur qui a été porte-parole de Shein.

Manifestation des employés du BHV le Marais le 10 octobre 2025, pour protester contre l'implantation de géant chinois Shein. Manifestation des employés du BHV le Marais le 10 octobre 2025, pour protester contre l'implantation de géant chinois Shein. © Xavier Popy / RÉA
De nouveaux acteurs ont fait apparition dans la filière de la mode et du luxe, à l’instar de la marque chinoise Shein. Non sans polémique, à l’image de la manifestation des employés du BHV, à Paris, en octobre 2025.
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Manifestation des employés du BHV le Marais le 10 octobre 2025, pour protester contre l'implantation de géant chinois Shein. Manifestation des employés du BHV le Marais le 10 octobre 2025, pour protester contre l'implantation de géant chinois Shein. © Xavier Popy / RÉA
De nouveaux acteurs ont fait apparition dans la filière de la mode et du luxe, à l’instar de la marque chinoise Shein. Non sans polémique, à l’image de la manifestation des employés du BHV, à Paris, en octobre 2025.
Xavier Popy / RÉA
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Pourquoi de tels liens entre mode et politique ?

G. M. Parce que la filière française de la mode et du luxe fait du pays le premier acteur mondial du domaine et qu’elle représente la deuxième industrie nationale, juste derrière l’armement. À l’échelle mondiale, on estime que 1 personne sur 100 travaille pour l’industrie textile. Au vu de son poids économique, cette industrie dispose d’un rôle politique central, notamment en France, avec LVMH et Kerring.

Comment expliquer cette place prépondérante de l’industrie de la mode dans l’économie mondiale ?

G. M. Il faut remonter au tournant néolibéral du capitalisme, dans les années 1990, qui voit la réorientation de la production économique dans les pays du Nord global vers le secteur tertiaire. C’est à ce moment-là que la figure de l’artiste et la notion de « créativité », jusqu’alors marginales, deviennent centrales dans les économies capitalistes.

La mode a joué un rôle crucial dans ce basculement idéologique et politique, par exemple à travers la starification des figures de la mode – comme les designers Giorgio Armani, Gianni Versace, Yves Saint Laurent et les très nombreuses top models – et la pénétration de la griffe et des imaginaires du luxe dans la vie de tous les jours, au-delà des seuls habits.

En quelques années, ces métiers sont devenus des horizons professionnels désirables, et les filières liées à la mode et au luxe ont proliféré. On en compte aujourd’hui plus de 200 rien qu’à Paris. C’est cet apogée de la mode dans le capitalisme néolibéral, avant la crise financière de 2008, que saisit Le Diable s’habille en Prada.

Encore aujourd’hui, l’industrie de la mode dicte les normes de genre, de corps, de consommation, etc. De ce point de vue, ce que j’appelle le « capitalisme de paillettes » est en vérité fondamental pour la poursuite et le maintien du capitalisme.

À voir
Le Diable s’habille en Prada 2, de David Frankel, en salles le 29 avril 2026

À lire
« Le plus beau métier du monde ». Dans les coulisses de l’industrie de la mode, de Giulia Mensitieri, La Découverte, 2018, 276 p.

Consultez aussi
Qui sont les élites économiques mondiales ? [13]
« Les émotions façonnent nos démocraties capitalistes » [14]
 

Deux vues intérieures de l’usine de Romilly-sur-Seine de la Maison Claverie, machines et ouvrières.
Numériser les archives de la maison Claverie a permis de mettre en valeur les petites mains à l’œuvre derrière le glamour de la mode, comme les ouvrières de l’usine de Romilly-sur-Seine (Aube).
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Deux vues intérieures de l’usine de Romilly-sur-Seine de la Maison Claverie, machines et ouvrières.
Numériser les archives de la maison Claverie a permis de mettre en valeur les petites mains à l’œuvre derrière le glamour de la mode, comme les ouvrières de l’usine de Romilly-sur-Seine (Aube).
Archives Claverie. Série C X1 / nakala.fr (Huma-Num - CNRS)
Archives Claverie. Série C X1 / nakala.fr (Huma-Num - CNRS)
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Les archives de la maison Claverie : une histoire de la mode

En plus des recherches sur la mode contemporaine, d’autres équipes travaillent sur l’histoire de la mode, au-delà du glamour et des paillettes. C’est le cas au laboratoire InVisu3, qui a récemment reçu les archives de la maison Claverie, depuis numérisées sur la plateforme Persée et un site web de l'unité par deux ingénieures de recherche, Juliette Hueber et Bulle Tuil Leonetti.

Créée dans les années 1860, cette maison était initialement réputée pour ses corsets, tant esthétiques qu’orthopédiques, avant d’élargir son catalogue aux ceintures ventrales pour hommes, aux prothèses pour les « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale, aux instruments médicaux… et même aux sex toys ! Après plusieurs années de crise économique, la maison a mis la clef sous la porte en 2024.

C’est dans ce contexte que Manuel Charpy, directeur du laboratoire, a récupéré auprès de la famille Claverie une masse très importante d’archives, qui concernent essentiellement les années 1890-1930. « Ces archives sont très riches, diverses, explique-t-il. Elles ont l’intérêt de rappeler que la mode n’est pas qu’une chose glamour, qu’un monde d’image, mais une industrie avec des ouvrières, des campagnes de publicité, des catalogues de vente, bref, que la mode est une fabrication avec une armée de petites mains. »

Elles permettent également de retracer l’évolution des normes corporelles en fonction du genre. Ainsi, tandis que d’autres types de lingerie, comme la gaine et le soutien-gorge, faisaient leur apparition au tournant des XIXe et XXe siècles, « la maison Claverie continuait de promouvoir le corset auprès des petites filles, vantant, par des livrets publicitaires, l’art de « bien se tenir » grâce au corset », raconte le directeur du laboratoire.

Chez les hommes, la frontière entre esthétique et médical est aussi floue. Manuel Charpy prend pour exemple les ceintures ventrales : «  : « On promet aux hommes qu’elles ont pour but de maintenir leur forme physique, alors que c’est essentiellement pour réduire leur bedaine ». Un siècle plus tard, force est de constater que ces normes continuent d’agir sur les corps des femmes et des hommes.

À voir
Les archives numérisées de la maison Claverie [16]

Notes
  • 1. Chargée de recherche au CNRS au sein du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (unité CNRS/Université de Lille).
  • 2. RSE : responsabilité sociétale des entreprises.
  • 3. L’information visuelle et textuelle en histoire de l’art : nouveaux terrains, corpus, outils (unité CNRS/INHA).

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