Donner du sens à la science

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Le blog qui prend du recul sur l'image scientifique.

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L'équipe de CNRS Images
En plus de gérer le patrimoine audiovisuel du CNRS (vidéothèque et photothèque), nous produisons des films et reportages photo pour mettre à l'honneur la recherche française.

A la une

Dans l'oeil de notre viseur...
24.03.2017, par Collégial
Mis à jour le 06.06.2017

Décoder les images est notre dada. Comment sont-elles produites ? À quoi servent-elles ? À qui sont-elles destinées ? Microscopie, analyse d’œuvres d’art, techniques d’imagerie 3D... De nombreuses équipes du CNRS placent l’image au cœur même de leur recherche. Nous avons envie de partager avec vous, au fil des publications, ces recherches à travers des articles écrits par d'autres mais qui peuvent alimenter notre réflexion commune.
N'hésitez pas à nous indiquer en commentaire les recherches qui vous ont interpelées ou les thématiques que vous aimeriez retrouver et qui peuvent enrichir cette page. A ce jour, nous avons repéré pour vous :

L’embryon humain comme vous ne l’avez jamais vu
Page d'accueil du site transparent-human-embryo.com
Plonger au cœur du vivant. Passer du dessin à la réalité. Voilà ce qu’ont réalisé Alain Chédotal, directeur de recherche Inserm, au sein de l’Institut de la vision (Inserm/UPMC/CNRS) et ses collaborateurs grâce à leur nouvelle technique d’exploration de l’anatomie des embryons. Ils dévoilent dans la revue Cell, des photos inédites ainsi que des films en trois dimensions de plusieurs tissus et organes d’embryons et fœtus humains âgés de 6 à 14 semaines jusque-là inaccessibles. En pratique, les auteurs de ces travaux ont réussi à combiner trois techniques, immunofluorescence, clarification des tissus et observation microscopique pour pouvoir diffuser les premières images 3D réelles des tissus et organes d’embryons. Le procédé, explicité dans le communiqué du 23 mars 2017, a d'ores et déjà permis des découvertes. "Nous avons par exemple réussi à distinguer les nerfs sensitifs (qui transmettent des signaux sensoriels vers le cerveau) des nerfs moteurs (qui sont reliés aux muscles), ce qui était alors impossible", explique Alain Chédotal.
Pour mettre ces données à la disposition du plus large public, l’équipe a créé un site internet dédié. « Nous y proposons nos films libres d’accès et allons l’enrichir au fur et à mesure que nous en produirons de nouveaux. Nous aimerions également que d’autres laboratoires puissent le compléter avec leurs propres travaux. L’objectif est d’en faire une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe. Il y a à la fois un but didactique mais aussi une utilité clinique notamment pour les chirurgiens qui opèrent in utero et disposeront ainsi d’images précises des tissus de l’embryon ou encore de leur système nerveux et vasculaire », concluent les chercheurs.
Le site Transparent Human Embryo

Chronocam : un capteur d’images bio-inspiré pour la vision artificielle
© Chronocam
Spin-off de l’Institut de la vision, Chronocam a mis au point un capteur d’images asynchrone qui imite le fonctionnement de la rétine et du cerveau humain. Cette technologie de rupture, qui bouleverse le champ de la vision artificielle, trouve des applications dans de nombreux domaines, dont ceux de l’automobile et des véhicules autonomes.
Les capteurs d’images CCAM développés par Chronocam s’inspirent du fonctionnement de la rétine humaine et un algorithme de traitement du signal et des images mime celui du cerveau. Alors que les capteurs traditionnels enregistrent une scène dans sa globalité, comme une succession d’instantanés d’un moment précis, les capteurs neuromorphiques développés par Chronocam ne traitent les événements que s’ils diffèrent. Ces capteurs renferment une matrice de pixels autonomes fonctionnant de manière asynchrone et réagissant indépendamment les uns des autres. Ils enregistrent les données non statiques et apportent une compréhension des scènes en temps réel.
L'article CNRS Innovation (16 mars 2017)

Etudier la perception des oeuvres d'art avec l'application Ikonikat
Dans l'interface utilisateur, le visiteur peut marquer du doigt les zones significatives du tableau de David. © IKONIKAT

♦ Dans l'interface utilisateur, le visiteur peut marquer du doigt les zones significatives du tableau de David. © IKONIKAT

À l'occasion de l'exposition "Le Mystère Le Nain" au musée du Louvre-Lens, dont le CNRS est partenaire, les deux établissements s'associent pour mener un projet de recherche inédit. Pendant toute la durée de l'exposition (du 22 mars au 26 juin 2017), 600 visiteurs munis de tablettes indiqueront ce qu'ils pensent pertinent de voir dans sept des œuvres exposées. Les tracés, enregistrés et traités grâce à l'application Ikonikat, permettront aux chercheurs de savoir si l'attention d'un visiteur se porte réellement sur les éléments jugés les plus dignes d'intérêt par les professionnels.
L'article de CNRS Le Journal (6 mars 2017) - Le communiqué  (7 mars 2017) - La vidéo de CNRS Le Journal (4 mai 2017)

Au-delà du visible : l'anatomie du nuage moléculaire Orion B révélée en radioastronomie

 J. Pety, the ORION-B Collaboration / IRAM)

Le nuage moléculaire géant tel qu'observé à l'aide de 3 raies dans le domaine radio (Crédit : J. Pety, the ORION-B Collaboration / IRAM)

La nouvelle génération de récepteurs astronomiques en cours de déploiement dans les télescopes de l'IRAM (30 mètres dans la Sierra Nevada en Espagne et l'interféromètre NOEMA au Plateau de Bure) fait entrer la radio-astronomie dans l'ère du traitement massif de données. Une équipe internationale à majorité française et conduite par Jérôme Pety (IRAM/ Observatoire de Paris) et Maryvonne Gerin (CNRS) a ainsi obtenue les observations radio les plus complètes du nuage Orion B qui est connu pour abriter les nébuleuses de la Tête de Cheval et de la Flamme. Grâce à des techniques dites "machine learning", l'équipe caractérise l'état physique du nuage à partir de traceurs moléculaires et relie quantitativement l'efficacité de formation des étoiles aux types de mouvements turbulents (compressifs ou tourbillonnaires) à l'oeuvre.
L'article de l'INSU (7 mars 2017)

La numérisation du plus grand herbier du monde ouvre de nouveaux horizons de recherche

 Plantes vasculaires (P) - Spécimen P00525845

Swertia macrosperma C.B.Clarke (crédit : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (France) - Collection : Plantes vasculaires (P) - Spécimen P00525845)

La rénovation de l'Herbier national du Muséum, chantier titanesque ayant permis de rénover les collections et les installations du plus grand herbier du monde, a surtout vu la concrétisation d'un exploit inégalé à ce jour : la numérisation et la mise à disposition en ligne des images de plus de 6 millions de planches d'herbiers. Une équipe de l'Institut de systématique, évolution, biodiversité (Muséum national d'Histoire naturelle / CNRS / EPHE / UPMC) et de la Direction des Collections du Muséum décrit la base de données obtenue dans un article qui vient de paraître dans Scientific data, permettant aux scientifiques de se les approprier dans leurs futurs travaux de recherche.
Le communiqué (15 f év. 2017) - Accéder à la base de données scientifiques

Le blog Aux frontières du cerveau
 Isabelle Bachy/ laboratoire "Mise en place des circuits de neurones Gaba" (Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier)
Nous attirons votre attention sur ce blog car régulièrement, avec "L'image de la semaine", le collectif propose de décrypter une image à l’interface des Neurosciences et des Arts, en présente son mode de production et son intérêt pour la connaissance.
Lancé en décembre 2016, ce blog dédié au cerveau a pour ambition de construire un terrain de partage et de discussion autour des secrets de l’organe le plus complexe et mystérieux du vivant. Des chercheurs en neurosciences y décryptent les avancées les plus importantes et vous emmènent à la découverte du système nerveux, de ses fonctions et de ses mystères. Aux frontières du cerveau est une plateforme de culture scientifique tournée vers les amateurs des sciences afin de construire une "con-science" collective ancrée dans l’effort commun de pousser les frontières de la connaissance, surtout à une époque où les avancées technologiques nous permettent d’effleurer le rêve d’un cerveau cartographié et d’une énigme finalement résolue. 
Le dernier post du blog

Claude Shannon, le monde en binaire
La compression d'images © CNRS Images

L’année 2016 marque le centenaire de la naissance de Claude Shannon, ingénieur et mathématicien américain. Ce scientifique atypique et méconnu du grand public est le premier à s’intéresser à la question de l’information et de sa transmission. En 1948, il publie la Théorie de l’information, l’un des principaux événements scientifiques du XXème siècle et dont les concepts majeurs ont ouvert un vaste champ d’applications. Envoyer un email, passer une IRM, compresser et télécharger une image, un film, un son : autant de gestes simples qui découlent directement de sa théorie. Dans le chapitre L'héritage de Shannon, il y est question des différentes étapes (échantillonnage, codage, compression...) du passage de l'analogique au numérique et l'impact que cela a notamment sur les images. Découvrez le parcours et les improbables passions de ce mathématicien discret et ingénieur facétieux qui a initié l’ère du numérique.
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