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La gagnante de «Ma thèse en 180 secondes»

La gagnante de «Ma thèse en 180 secondes»

13.06.2014, par
Marie-Charlotte Morin lors de la finale alsacienne du concours « Ma thèse en 180 secondes ».
Marie-Charlotte Morin (4e en partant de la gauche) a remporté la finale nationale de « Ma thèse en 180 secondes ».
Marie-Charlotte Morin, doctorante en biologie cellulaire, vient de gagner la finale française de « Ma thèse en 180 secondes ». Prochaine étape : la finale internationale, au Québec, les 24 et 25 septembre. Voici la vidéo de sa performance et ses impressions sur ce concours.

 

Marie-Charlotte Morin avait répondu à nos questions après sa victoire en finale régionale de « Ma thèse en 180 secondes »1 , en Alsace, le 28 mars dernier.

À votre avis, pourquoi avez-vous remporté cette finale ?
Marie-Charlotte Morin : Difficile de répondre humblement à cette question. Curieusement, je crois avoir remporté cette finale car ma présentation était spontanée. Comme je n’avais pas pu participer à la formation prévue pour les candidats, j’ai peut-être moins utilisé certains « trucs », comme les métaphores. Du coup, même si j’ai davantage bafouillé que ceux qui savaient tout sur le bout des doigts, cela n’a pas été pénalisant. J’ai aussi l’impression que les gens ont apprécié quelques blagues subreptices et inattendues pour un sujet intitulé : « Rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C. elegans »2 !

Quel est l’intérêt de cette expérience pour les participants selon vous ?
M.-C. M. : Pour moi, cela a été un déclic. Cette expérience me donne l’envie de m’intéresser encore plus à la communication scientifique et technique. De manière générale, que l’on remporte ou non la compétition, le fait de participer à cet événement « débloque » quelque chose. Ensuite, il est beaucoup plus facile de parler de ce que l’on fait, à notre entourage par exemple. Cela sera aussi le cas pour la suite de notre parcours, dans la recherche académique ou dans le secteur privé. Mieux communiquer à l’oral sur nos travaux de recherche est la première manière de mieux les valoriser.

Ce concours a un retentissement médiatique important, comment l’expliquez-vous ?
M.-C. M. : La forme du concours correspond à des formules qui fonctionnent bien en ce moment : la rapidité, le côté « live », la compétition. Cela dit, je pense que la forme de ce concours ne fait pas tout, sinon cela serait triste. Je crois que le public a un réel besoin de mieux comprendre ce que font les chercheurs, mais aussi comment évolue la science. Ce sont des questions de fond. C’est pourquoi « Ma thèse en 180 secondes » est une belle initiative qui a le mérite de nous donner la parole sur les grands enjeux de nos travaux.

En ligne : la finale de "Ma thèse en 180 secondes !" est à revivre sur le blog de la Tête au carré, l'émission scientifique de France Inter.

 

Notes
  • 1. Concours organisé cette année pour la première fois en France par le CNRS et la Conférence des présidents d’université.
  • 2. Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC), unité Biologie du développement et cellule souches (CNRS/Inserm/Univ. de Strasbourg).
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Auteur

Claire Debôves

Claire Debôves est rédactrice institutionnelle multi-supports au sein de la Direction de la communication du CNRS.

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