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Les Maisons de la sagesse: philosophie, traduction et microcrédit

Les Maisons de la sagesse: philosophie, traduction et microcrédit

01.03.2018, par
Barbara Cassin, à son domicile parisien, en janvier 2017.
La philosophe Barbara Cassin nous présente le projet des «Maisons de la sagesse», dont le but est de créer en France des espaces d'échanges autour de la traduction et de la transmission des cultures. Envisagé à Marseille puis à Aubervilliers, il comporte trois volets : un projet autour de l'accueil des migrants, une banque culturelle et un programme de recherche sur les religions.

Après avoir été commissaire de l’exposition « Après Babel, traduire » au Mucem, l’hiver 2016-2017, vous travaillez à la création de « Maisons de la sagesse ». Quel a été le cheminement de l’un à l’autre de ces projets ?
Barbara Cassin1 : Ce qui s’est passé dans et autour de cette exposition sur la traduction m’a donné, et a donné à certains d’entre nous, l’envie, et même le besoin, de ne pas s’arrêter là. Une installation, « Les mots qui vous manquent », présentait dans l’exposition les réponses à la question que plusieurs associations sur le terrain posaient aux nouveaux arrivants, mais aussi à d’autres populations comme des détenus des Baumettes, par exemple : « Quel est le mot de votre langue maternelle qui vous manque le plus ? »

Vue de l’exposition «Après Babel, traduire», qui a eu lieu de décembre 2016 à mars 2017 au Mucem, à Marseille, et dont Barbara Cassin était commissaire.
Vue de l’exposition «Après Babel, traduire», qui a eu lieu de décembre 2016 à mars 2017 au Mucem, à Marseille, et dont Barbara Cassin était commissaire.

 
Nous avons obtenu une grande et belle cimaise de mots en langues, formant comme des constellations cartographiées sur un fond nocturne, qui expriment la famille, la marginalité, l’émotion, la communauté, la nostalgie, avec sur un support audio l’explication que les locuteurs en donnent. Telle femme sait dire d’un seul mot arabe – qui lui manque en français – « comment je l’aime ? » : « À-vouloir-mourir-avant-lui ».
 

Quand nous demandons à une Tamoule qui débarque si elle est mariée, séparée, divorcée ou pacsée, que comprend-elle et que faisons-nous exactement ?

Ce travail autour de l’exposition au Mucem en 2017 s’est poursuivi avec les élèves, les étudiants, les professeurs, l’inspection générale, les théâtres, les arts de la rue, les philosophes publics, en particulier au sein de classes plurilingues de primo-arrivants et une installation à la Friche Belle-de-Mai. « Merzi, écrit un jeune Albanais, ça veut dire quand quelqu’un te manque mais plus que ça. »

La question réciproque qui suit, c’est : « Et quel est le mot du français qui vous paraît le plus étrange ? » L’idée nous est venue de faire avec ces primo-arrivants et leurs parents, ceux que l’on accueille souvent si mal et que j’ai pu brièvement côtoyer à Calais, un « glossaire de la bureaucratie française ». Quels questionnaires ont-ils à remplir, et comment les questions, si bien traduites soient-elles d’ailleurs dans chacune de leur langue, sont-elles formulées ? Décliner son identité avec nom et prénom, donner son âge, ne vont pas toujours de soi. Quand nous demandons à une Tamoule qui débarque si elle est mariée, séparée, divorcée ou pacsée, que comprend-elle et que faisons-nous exactement ? Comment chaque formulaire est-il lié à notre histoire, aux représentations politiques et sociales qui ont fondé notre bureaucratie, aux valeurs de la République ? Poser la question est un premier pas vers l’« intégration » et nous permet en retour de réfléchir aux fondements de notre administration et à sa nécessaire évolution. Telle est la première des actions des Maisons de la sagesse que nous commençons à faire sortir de terre.

S’inspirant d’une prestigieuse institution née à Bagdad au IXe siècle, ces maisons, conçues avec mon amie Danièle Wozny, spécialiste du patrimoine et initiatrice du projet, constituent un réseau de lieux et d’actions centré autour de la traduction comme savoir-faire avec les différences. Elles ouvrent de nouveaux lieux ou/et mettent en synergie des lieux et des initiatives déjà existants. Elles sont pensées comme des espaces d’accueil, d’intégration et de recherche et proposent aujourd’hui déjà un certain nombre d’actions ciblées.

Restitution à la Friche Belle-de-mai de l’atelier «Le mot qui vous manque», organisé auprès d’adolescents nouveaux arrivants au théâtre La Cité à Marseille. Cet atelier faisait suite à l'exposition du Mucem.
Restitution à la Friche Belle-de-mai de l’atelier «Le mot qui vous manque», organisé auprès d’adolescents nouveaux arrivants au théâtre La Cité à Marseille. Cet atelier faisait suite à l'exposition du Mucem.

 
Ces nouveaux lieux s’appuieront entre autres sur un concept venu d’Afrique, celui des « banques culturelles ». En quoi consiste ce deuxième volet ?
B. C. : Les banques culturelles sont en effet une expérience qui vient du Sud, la première a été créée au Mali en 1997 (il y en a aujourd’hui quatre au Mali, une au Togo et une au Bénin2). Ce sont, comme leur nom l’indique, des hybrides qui se structurent autour de trois axes : un musée, un centre de microcrédit et un centre de culture et de formation. En échange du dépôt d’un objet, recueilli avec son récit, elles aident le propriétaire à développer une activité génératrice de revenus en lui consentant un prêt, elles assurent sa formation (alphabétisation, gestion d’une micro-entreprise), et elles promeuvent la création artistique, en valorisant tant les expressions des communautés que le dialogue intercommunautaire. Un modèle français est à inventer, ici et maintenant, à Marseille et à Aubervilliers, nos deux premiers lieux d’expérimentation. Pour aider, grâce au microcrédit, ceux qui le veulent à créer leur petite entreprise et à participer à la vie sociale en restant au plus près de leur histoire. Au fond, cela remet en mouvement l’idée d’institution financière, non moins que l’idée de musée et de patrimoine (penser un « patrimoine migrateur », des « objets diasporiques »...).
 
Ces objets-récits sont là pour rendre sensible un parcours de vie inséré dans la société, en même temps qu’ils obligent à revisiter l’idée de culture et de valeur. Nous avons travaillé à Marseille avec l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) et Generik Vapeur, une compagnie des arts de la rue, pour proposer une expérience pilote à la Friche de Marseille, avec des restaurateurs venus d’Algérie, de Syrie, d’Haïti ou du Mali, ainsi qu’un garagiste russe. Un exemple, peut-être, pour faire comprendre les choses : nous avons exposé avec Yazid Amiche, un Algérien qui a ouvert un restaurant mexicain à Marseille, une toile à nulle autre pareille, qu’il a fait faire par une artiste d’Arles et qui reste accrochée sur le mur de son restaurant : une main de Fatma, avec l’œil au milieu de la paume, mais peinte comme par Frida Kahlo ! La décrivant, c’est sa vie qu’il raconte. Le cheminement, vous le voyez, passe par des rencontres, des opportunités, mais aussi des exigences lentes, prolongées.
 

Installations d’objets-récits à la Friche Belle-de-mai, à Marseille, en octobre 2017. À gauche, tableau d’une main de Fatma «à la Frieda Calho», commandé par le restaurateur Yazid Amiche à une artiste mexicaine d’Arles ; à droite, la Roland, «concept car» du garagiste russe Alan Vaniev.
Installations d’objets-récits à la Friche Belle-de-mai, à Marseille, en octobre 2017. À gauche, tableau d’une main de Fatma «à la Frieda Calho», commandé par le restaurateur Yazid Amiche à une artiste mexicaine d’Arles ; à droite, la Roland, «concept car» du garagiste russe Alan Vaniev.

Les Maisons de la sagesse comportent un troisième volet sur « les intraduisibles des trois monothéismes ». Comment est né ce projet qui concerne cette fois des chercheurs du monde entier ?
B. C. : Tout s’est mis à foisonner autour de l’exposition. L’une des sections s’intitulait : « Traduire la parole de Dieu ? ». J’y montrais notamment comment la Torah, la Bible et le Coran en usent de manière visiblement différente avec la langue de révélation et avec la traduction, et combien on trouve de traductions divergentes, ô combien lourdes de sens, d’une même phrase ou d’un même mot – Ève est-elle tirée « de la côte » d’Adam ou née « à côté » de lui, et Moïse, est-il « cornu » ou plutôt « rayonnant » ?
 

La pratique de la traduction ne ferme pas les identités chacune sur soi ; au contraire, elle décentre le regard et fait comprendre à chacun la manière dont l’autre existe.

Nous avions organisé également en amont de l’exposition un séminaire sur les « intraduisibles des trois monothéismes » : comment dit-on – ou ne dit-on pas – « Dieu » dans les trois livres, avec des chercheurs spécialistes de chacun de ces textes et la participation des élèves des lycées confessionnels ; puis, plus récemment : comment dit-on l’autre ? la communauté ? Ce travail-là est devenu lui aussi l’une des trois actions que nous poursuivons dans les Maisons de la sagesse, une action centrée sur la recherche proprement dite, avec le recul critique que permet d’instaurer un travail scientifique dépassionné. Nous le poursuivons d’ailleurs grâce à l’aide du CNRS, dans le cadre du Labex TransferS, en lien avec d’autres laboratoires, l’École française de Jérusalem et des universités étrangères comme Columbia, Brown ou Tel Aviv. Il me semble que ce genre de réflexion active et partagée est l’un des plus sûrs remparts contre les fondamentalismes.
 
 

La question religieuse bouscule les politiques et les sociétés, celle des migrations également. Était-ce important pour vous de placer ces sujets brûlants au cœur des Maisons de la sagesse ?
B. C. : « Ils ont les mains pures, mais ils n’ont pas de mains3 » : c’est le risque que courent les philosophes. Je suis à un âge, et il me semble que le monde est à un moment, où il faut avoir des mains et s’en servir, comme on peut. À vrai dire, je n’ai jamais cru un seul instant que la philosophie et la philologie grecques étaient étrangères à la vie ou au quotidien d’aujourd’hui ; au contraire, la culture, les Grecs, ont toujours été là pour moi à fleur de peau. Pour ma part, je crois que si je peux impulser ce travail sur les intraduisibles des trois monothéismes par exemple, c’est à cause de mon propre point de vue, décentré si j’ose dire, qui est celui du paganisme.

Hannah Arendt – que j’ai été l’une des premières à traduire en français – a eu cette phrase terrible : « Manifestement, personne ne veut savoir que l’histoire contemporaine a engendré un nouveau type d’êtres humains – ceux qui ont été envoyés dans des camps de concentration par leurs ennemis et dans des camps d’internement par leurs amis4. » Ce constat joint à un chiffre, celui du nombre de migrants morts en Méditerranée (« la mort-Méditerranée »), oblige tout un chacun à agir avec ses moyens, en tentant d’unir ses forces avec toutes celles qu’il trouve sur le terrain, d’où ce réseau de Maisons de la sagesse. Je m’y engage avec cette arme que constitue la traduction.
 
La traduction est justement le fil rouge qui relie les trois volets des Maisons de la sagesse. Plus la société se mondialise, plus la traduction devient nécessaire ?
B. C. : La traduction est de fait une alternative, ou un antidote, à la globalisation sauvage. La globalisation a pour premier effet de faire disparaître la diversité des cultures et des langues au profit – et le mot est juste, car c’est aussi, et d’abord, de profit capitalistique qu’il s’agit –, au profit, donc, d’un nivellement, qui s’opère toujours vers le bas, en particulier en ce qui concerne la langue. La mondialisation fait advenir un globish de pure communication, comme si la langue ne devait servir qu’à cela : communiquer pour consommer la même chose, au détriment des langues singulières qui s’articulent en œuvres, écrites ou orales, et aux dépens de la diversité des cultures, des visions du monde, des possibles.

Pour maintenir cette richesse-là, qui fait certainement l’Europe « unie dans la diversité » (« La langue de l’Europe, c’est la traduction », comme le dit si bien Umberto Eco), mais qui fait aussi la complexité d’un monde bien vivant, du monde dans lequel en tout cas je souhaite vivre, il me semble que la traduction est à la fois le meilleur des outils et la plus pédagogique des expériences. Elle est par excellence un savoir-faire avec les différences, qui n’essentialise rien mais qui permet de circuler, de mettre en rapport des identités non closes sur elles-mêmes, qu’elle fait évoluer ; elle oblige à prendre le temps de stationner « entre ». J’insiste : la pratique de la traduction ne ferme pas les identités chacune sur soi ; au contraire, elle décentre le regard et fait comprendre à chacun la manière dont l’autre existe, donc dont lui-même existe.

Panneau «École» écrit en huit langues, photographié par Barbara Cassin dans la jungle de Calais en mai 2016, juste après le démantèlement de la zone sud.
Panneau «École» écrit en huit langues, photographié par Barbara Cassin dans la jungle de Calais en mai 2016, juste après le démantèlement de la zone sud.

Une des dimensions des Maisons de la sagesse, c’est d’établir un lien très concret entre la recherche et l’action. S’agit-il d’une dimension importante pour vous ?
B. C. : La « recherche-action » est une pratique théorique vieille comme le monde. On peut appeler cela « engagement ». C’est une dimension essentielle pour moi en effet, à condition de comprendre qu’elle ne s’oppose en rien à la recherche pour la recherche, qu’on a bien tort de dire « pure » ou « fondamentale » comme si l’autre ne l’était pas. Il va de soi que, quand on cherche pour chercher et non avec une finalité circonscrite, on trouve au moins aussi ce qu’on n’attendait pas et qui servira de manière inattendue à des fins inattendues, que l’on appelle cela « sérendipité » ou, comme Lacan, « trouvaille »… Mais dans un cas comme dans l’autre, recherche pour la recherche et recherche-action, l’invention est là, et le monde est là lui aussi.
 
Votre projet intègre des compétences de personnes issues d’univers très différents : services sociaux, associations, etc. La recherche doit-elle se donner l’ambition de changer les pratiques sociales ?
B. C. : Je vois deux composantes dans votre question. La première porte sur la mise en commun des points de vue, des savoirs et des compétences, quelque chose comme une inter-pluridisciplinarité généralisée, théorique et pratique. Il me semble que de cela, bien sûr, nous avons besoin. Nous vivons dans un seul monde, dans lequel, pour tenter de faire bouger les lignes quand nous sommes indignés, il faut une forte composante commune — un travail de et sur le « vivre-ensemble », même si ce mot-clef risque de devenir un mantra usé et une banalité dépourvue de sens.

Le monde de la recherche ne peut pas ne pas être en prise sur la société dont il est l’émanation et qu’il contribue à construire.

Deuxième composante : la place de la recherche là-dedans ? J’ai envie de vous faire une réponse de philosophe. En philosophie, on prête, d’Aristote à Hannah Arendt, la plus grande attention au « en tant que ». Ce n’est pas aux chercheurs « en tant que » chercheurs, me semble-t-il, qu’il revient de changer les pratiques sociales. Mais pour être chercheur, on n’en est pas moins homme, dirait Molière.

C’est à cet homme, dont la profession et la vocation sont la recherche, qu’il revient, s’il s’en sent capable, à tel ou tel moment de sa carrière, de mettre tout son savoir et tout son poids à transformer les pratiques sociales, et, surtout, à faire changer ce qui l’indigne. Le monde de la recherche ne peut pas ne pas être en prise sur la société dont il est l’émanation et qu’il contribue à construire. Ce qui susciterait en moi quelque méfiance toutefois, c’est une vision venue d’en haut, qui assignerait à la recherche l’ambition d’impacter de telle ou telle manière les pratiques sociales, et donnerait un cadre rigide en dehors duquel il n’y aurait ni aide ni financement. Recherche « pure » et recherche « impure » ont l’une comme l’autre besoin d’être libres.
 
Vous transposez des concepts et des réalisations du Sud, notamment à travers les banques culturelles, dont vous souhaitez vous inspirer pour les Maisons de la sagesse. Les Européens doivent-ils se décentrer pour changer de regard et de pratiques ?
B. C. : Nous étions il y a quelques semaines à Dakar avec Danièle Wozny, où nous avons travaillé avec des directeurs de musée, des juristes et des linguistes sur la notion de « restitution », que le discours du président Macron à Ouagadougou a mise à l’ordre du jour. D’une certaine manière, le mot même est très européano-centré. Nous restituons, enfin nous restituerons, restituerions. Mais c’est déjà un grand coup de pied dans nos pratiques muséales habituelles, commandées par les « 3 i » (un bien culturel est inaliénable, imprescriptible, insaisissable – circulez…). C’est une manière forte de changer de regard que de reconnaître que le patrimoine culturel africain ne peut pas se trouver seulement dans les musées européens. Mais il importe aussi bien sûr que ces objets soient visibles ailleurs qu’en Afrique. Il faut pour bien faire une double interaction Sud-Nord et Nord-Sud. Un travail au cas par cas et non une fois pour toutes, qui soit capable d’ajustements temporels. Donc oui, les Européens doivent changer de regard. Il faut qu’ils cessent de penser, si jamais ils le croient encore, qu’ils incarnent les valeurs universelles. Il faut compliquer l’universel, en commençant par comprendre que l’Universel avec un grand U, c’est toujours l’universel de quelqu’un, le sien propre en général, celui qui vous arrange.
 
Comment réagissent les institutions à vos propositions ?
B. C. : Les institutions, quand elles sont incarnées par des personnes auxquelles nous avons accès, sont intéressées, parfois enthousiastes. Certaines des plus enthousiastes nous avertissent pour commencer qu’elles n’ont ni moyens ni personnel, ce qui complique évidemment les choses.
Monsieur tout le monde, pour autant que nous puissions l’atteindre, se montre aussi intéressé – nous avons fait pour commencer notre projet un modeste financement participatif via kisskissbankbank d’un montant de 4 000 euros, couronné de succès et de commentaires élogieux.

Mais voyez-vous, ce qui manque, c’est le temps, et les personnes en activité qui peuvent y consacrer du temps. Un projet de mise en réseau de lieux et d’actions, c’est un projet lourd, dévorant même, et les bénévoles plus ou moins retraités que nous sommes n’y suffiront jamais. Il faut, pour les intraduisibles des trois monothéismes par exemple, non seulement des chercheurs confirmés, mais des doctorants et des post-doctorants prêts à s’investir, il faut pouvoir les demander et les obtenir. Des lieux d’implantation, une aide financière stable, des mains et des cerveaux. Chaque chose a son guichet, et se demande hélas plus d’une fois. À moins que…

Lire aussi :
- Le portrait de Barbara Cassin : « Barbara Cassin, le pouvoir des mots »
- Un autre entretien avec la philosophe : « La diversité des langues enrichit la pensée »

Notes
  • 1. Philologue et philosophe, Barbara Cassin est directrice de recherche émérite au Centre Léon-Robin (CNRS/Univ. Paris-Sorbonne/ENS).
  • 2. Voir Les Intraduisibles du patrimoine en Afrique subsaharienne, Barbara Cassin et Danièle Wozny (dir.), Demopolis, 2014, p. 50.
  • 3. Expression inspirée d’une phrase célèbre de Charles Péguy : « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains », tirée de l’ouvrage Victor-Marie, comte Hugo, paru en 1910.
  • 4. « Nous autres réfugiés » (1943), texte publié dans La Tradition cachée, Hannah Arendt, 1987, Christian Bourgois.

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