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Du mercure dans l'air
20.11.2019, par
Invisible mais omniprésent, le mercure se retrouve dans l’atmosphère, les océans et même dans nos assiettes ! Sur l’île de la Réunion, des chercheurs tentent de mieux cerner la dynamique complexe de ses différentes espèces, qui peuvent être émises par des phénomènes naturels et les activités humaines et qui passent de l'environnement aux organismes vivants. Depuis 2013 et l’adoption de la Convention de Minamata, 128 pays œuvrent pour limiter la diffusion de ce polluant.
Cette étude de la dynamique du mercure en milieu tropical est menée au sein de l’Observatoire du Maïdo sur l’île de la Réunion par l’Institut des Géosciences de l’Environnement (Unité CNRS / IRD / Université Grenoble Alpes / Grenoble INP)

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À 2 200m d’altitude sur l’île de la Réunion, l’Observatoire du Maïdo est le site idéal pour mesurer les concentrations des différentes espèces de mercure dans l’atmosphère. Ces composés sont émis dans l’environnement par des phénomènes naturels ou par l’activité humaine.
Thibaut VERGOZ / IGE / CNRS Photothèque

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Sur le toit de l’observatoire, l’ingénieur Olivier Magand installe un dispositif servant à collecter la forme oxydée du mercure présent dans l’atmosphère. L’échantillon sera analysé pour définir la composition isotopique des espèces oxydées du mercure, un indicateur qui permet une interprétation fine des processus en œuvre dans l’atmosphère.
Thibaut VERGOZ / IGE / CNRS Photothèque

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Olivier Magand pose des pièges passifs pour la collecte du mercure atmosphérique gazeux dans la forêt de Mare-Longue, au Sud de l’île. Ces dispositifs permettront de tester l’hypothèse selon laquelle la végétation représente un « puits » pour le polluant, c'est-à-dire un réservoir naturel capable d'en absorber.
Thibaut VERGOZ / IGE / CNRS Photothèque

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Certains dispositifs de collecte, installés à l’Observatoire du Maïdo, sont constitués d’un porte-filtre en téflon et d’un filtre en polyéthersulfone. Uniques en leur genre, ils permettent de mesurer le mercure oxydé présent dans l’atmosphère à des concentrations extrêmement faibles (de l’ordre du picogramme par mètre cube).
Thibaut VERGOZ / IGE / CNRS Photothèque

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Une seringue électronique contenant de la vapeur de mercure permet de calibrer l’instrument qui analyse en continu la concentration du mercure élémentaire dans l’atmosphère. Cet appareil effectue une mesure toutes les 5 à 15 minutes, permettant ainsi de suivre l’évolution de la concentration à travers le temps, tout au long de la campagne sur le terrain.
Thibaut VERGOZ / IGE / CNRS Photothèque

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Les résultats préliminaires révèlent l’influence possible de trois processus naturels : les feux de biomasse (jaune), les cyclones (bleu) et l’éruption volcanique du Piton de la Fournaise (orange). Si plusieurs années d’analyses seront encore nécessaires pour mieux comprendre le cycle du mercure en région tropicale, les résultats permettront de mieux évaluer l’impact des politiques environnementales actuellement mises en œuvre au niveau planétaire pour réduire la pollution au mercure.
IGE / CNRS Photothèque
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