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Forêts morcelées, oiseaux menacés?
08.04.2015, par
À cause des activités humaines, la forêt guyanaise est de plus en plus fragmentée sur la bande littorale, c’est-à-dire découpée en parcelles de plus en plus petites et isolées. Quel en est l’impact sur la biodiversité, et plus précisément sur les oiseaux ? Des chercheurs français mènent l'enquête afin d’influencer les politiques locales.
Cette mission en Guyane a été menée dans le cadre du projet Frag&Binv : http://habitat-fragmentation.cnrs.fr/
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Faut-il privilégier des fragments de forêt les plus grands possibles, même s’ils sont éloignés, ou au contraire préserver des fragments plus petits, mais mieux connectés ? Les données recueillies devraient apporter des éléments de réponse permettant aux élus locaux de mieux préserver la biodiversité de leurs territoires.
Fabrice MONNA / Biogéosciences-Dijon / CNRS Images
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Avant toute chose, les chercheurs choisissent les fragments de forêt à étudier, selon plusieurs critères : leur taille, leur isolement, les espèces présentes, leur accessibilité…
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Des filets sont déployés pour capturer les oiseaux dès le lever du jour, le moment de la journée où les oiseaux sont le plus actifs. Ces filets à mailles très fines sont contrôlés régulièrement.
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Une fois libérés des filets, les oiseaux sont identifiés. Onze espèces, des plus généralistes aux plus spécialistes de l’habitat forestier, entrent dans le champ d’investigation des chercheurs.
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Ces espèces, tel ce mâle de Manakin casse-noisette (Manacusmanacus), réagissent différemment au phénomène de fragmentation de la forêt selon le type d’environnement qu’elles préfèrent.
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Au camp de base, l’équipe évalue ces réactions en faisant des mesures de taille, de forme et de couleur des différentes espèces. Elle réalise aussi des prélèvements pour déterminer leur diversité génétique et leur statut immunitaire.
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Pour établir avec précision les couleurs des pattes et de la tête, les oiseaux sont photographiés à côté d’une mire colorée.
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La femelle de Manakin à tête d'or (Pipra erythrocephala) possède un plumage vert-olive alors que celui du mâle est jaune et noir.
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Les échantillons de sang prélevés sur chaque oiseau renseigneront sur la présence de parasites sanguins, l’ADN et l’immunité de chaque oiseau.
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L’utilisation de sacs opaques permet de limiter le stress des oiseaux qui attendent d’être mesurés et examinés.
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Ce Manakin tijé (Chiroxiphiapareola) fait partie des espèces étudiées. Elle est essentiellement présente sur la bande littorale en Guyane.
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Plusieurs caractères morphologiques sont mesurés sur chaque oiseau : les longueurs de l’aile, de la queue et du tarse, ainsi que la masse.
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L’oiseau mesuré est un grimpar bec-en-coin (Glyphorynchusspirurus). Cette espèce est présente du Brésil jusqu’au Mexique et elle occupe aussi bien les forêts côtières que l’intérieur du Bassin amazonien.
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Cet oiseau est parasité par un mallophage, un insecte proche du pou. La fragmentation des forêts pourrait aussi influencer les interactions des oiseaux avec leurs parasites.
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Les parasites externes sont recherchés et comptés directement sur chaque individu. Selon la zone étudiée, les oiseaux peuvent être plus ou moins exposés et plus ou moins résistants à ces parasites.
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Femelle de campyloptère à ventre gris (Campylopterus largipennis), une espèce largement répandue en Amérique du Sud. Elle occupe les forêts tropicales humides, bien qu’elle puisse s’accommoder de forêts assez dégradées.
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Malgré une importante biodiversité, les forêts de la bande littorale sont plus rarement protégées que la grande forêt tropicale située à l’intérieur des terres. Or, ce sont précisément ces forêts dont la fragmentation s’accélère.
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