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Un Univers sans matière noire?

Un Univers sans matière noire?

04.06.2018, par
Vue allégorique de l’Univers et de la matière noire.
On pourrait résoudre d’un coup la double énigme de la matière noire et de l’énergie noire en admettant qu’il reste dans notre Univers de l’antimatière et qu’elle possède une masse négative. Une hypothèse audacieuse, mais qui devrait être bientôt testée. Les explications dans cet article paru dans le numéro 4 de la revue «Carnets de science».

Un peu plus d’un siècle après qu’Einstein a débarrassé la physique de l’hypothèse qu’une substance inconnue, l’éther, remplissait ­l’Espace, l’astro­physique et la cosmologie sont à nouveau confrontées à une curieuse énigme : notre Univers serait rempli à 95 % d’une matière noire et d’une énergie noire dont nul n’a su jusqu’ici expliquer ni l’origine ni la nature. Accepter l’existence d’un secteur sombre aussi envahissant qu’insaisissable reste pour une majorité de physiciens le moyen le plus évident de rendre compatibles ­l’ensemble des données astrophysiques à leur disposition et la théorie de la relativité générale. Seulement voilà : après quarante ans de traque intensive, aucun instrument ni aucune expérience n’ont permis d’observer la moindre structure cosmique ou la moindre particule pouvant endosser le rôle de cette masse invisible.

Sans parler de crise, cette situation est très frustrante pour une discipline dont l’objectif est d’aboutir à une théorie décrivant exhaustivement le contenu de notre Univers et son évolution. Le physicien Gabriel Chardin, qui a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2007 pour ses travaux sur la matière noire, notamment au sein de la collaboration internationale Edelweiss1, pense qu’il serait possible d’en sortir en envisageant, comme Einstein en son temps, un nouvel accroc au sens commun : accepter qu’il existe des masses négatives dans notre Univers, tout comme il existe des charges électriques positives et négatives. À partir de là, il envisage un nouveau modèle cosmologique avec un Univers comportant autant de matière que d’antimatière, où il n’est plus nécessaire de faire appel aux concepts de matière ou d’énergie noire. « Cet Univers, développé depuis dix ans avec ­Aurélien Benoit-Lévy, est encore très loin d’être accepté comme une alternative au modèle standard cosmologique, avec matière noire et énergie noire, reconnaît Gabriel Chardin, qui développe en détail ses idées dans l’essai L’Insoutenable ­gravité de l’Univers. Mais il ne repose pas que sur des spéculations, il reproduit de façon assez étonnante un grand nombre de données dont on dispose et fait des prédictions qui pourront être testées dans les prochaines années, voire les ­prochains mois. »
 

Représentation de l'évolution de l'Univers depuis le Big Bang.
Représentation de l'évolution de l'Univers depuis le Big Bang.

Des anomalies dans la Chevelure de Bérénice

Mais pour quelles raisons la communauté scientifique en est-elle venue à considérer comme nécessaire l’existence d’un secteur sombre ? Et quelles sont celles qui poussent aujourd’hui un nombre croissant de chercheurs à envisager des hypothèses alternatives ? Le ­premier à avoir soulevé, dès 1933, l’hypothèse d’une masse invisible est l’astrophysicien suisse Fritz Zwicky (1898-1974). En observant la Chevelure de ­Bérénice, où il mesurait les vitesses des galaxies qui orbitent dans l’amas du Coma, il calcula que la gravité exercée par la matière visible ne pouvait pas compenser la force centrifuge qui s’exerçait sur ces galaxies : elles auraient dû être expulsées de l’amas comme d’un manège tournant trop vite. Il en déduisit la présence d’une matière obscure, dont la masse était bien plus importante que celle de la matière visible. Il s’écoula plus de trente ans avant que son intuition soit confirmée par l’étude que Vera Rubin mena sur les profils de rotation à l’intérieur des galaxies. Le seul moyen d’expliquer ce profil dans le cadre des lois de la gravité était d’admettre que ces galaxies étaient plongées dans un halo de matière noire six fois plus lourd que leur contenu visible. Ces résultats ont ensuite été confirmés et de nombreuses autres observations ­indépendantes ont accumulé les indices en faveur de l’existence d’une matière noire. Quoique concordants, ces différents indices n’en sont pas moins indirects. D’autant qu’aucune des formes de matière sombre connues ­(planètes, neutrinos, trous noirs) ne semblant pouvoir contribuer significativement à cet excès de masse, la matière noire ne peut relever que d’une physique encore inconnue.
 

Modifier les lois de la gravité

Cette matière, ou les mystérieuses particules qui la composent, des physiciens du monde entier les traquent donc depuis quarante ans, soit dans l’Espace, soit dans des accélérateurs comme le LHC, soit à l’aide de détecteurs de plus en plus sensibles. L’ennui est qu’ils n’ont jusque-là rien découvert. Ce qui permet certes aux théoriciens de contraindre un peu plus les caractéristiques possibles de cette matière exotique, mais suscite aussi de plus en plus de doutes quant à son existence. Dès 1983, le physicien israélien Mordehai Milgrom s’est rendu compte qu’il n’y aurait plus du tout besoin d’invoquer la moindre matière noire… à condition de modifier les lois de la gravité newtonienne. Notant que ces lois n’ont en fait été testées et vérifiées que dans les champs gravitationnels relativement forts de notre Système solaire, il propose de les remanier lorsqu’elles s’appliquent aux corps évoluant dans des champs très faibles, ceux qui règnent dans l’Espace intersidéral.

Cette image du trou noir (fictif) Gargantua, tiré du film Interstellar, a été réalisée sous le contrôle d'astrophysiciens spécialistes de ces corps massifs. Bien qu’ils aient un temps été soupçonnés, les trous noirs ne permettent pas d’expliquer la masse invisible de l’Univers.
Cette image du trou noir (fictif) Gargantua, tiré du film Interstellar, a été réalisée sous le contrôle d'astrophysiciens spécialistes de ces corps massifs. Bien qu’ils aient un temps été soupçonnés, les trous noirs ne permettent pas d’expliquer la masse invisible de l’Univers.

« Cette théorie, baptisée Mond (Modified Newtonian Dynamics), prédit bien le profil des vitesses dans les galaxies. Le problème est qu’à ce stade on ne dispose d’aucun moyen de la ­tester expérimentalement, note Gabriel ­Chardin qui est par ailleurs président du Comité des très grandes infrastructures de recherche au CNRS. L’engin le plus éloigné de nous, la sonde ­Voyager, est soumis à un champ gravitationnel cent ­millions de fois plus faible que celui auquel il était soumis à la surface de la Terre, mais c’est encore mille fois plus fort que ce à quoi il serait soumis dans des champs dits “faibles” ! »

Faute de cette preuve expérimentale, la majorité des chercheurs hésitent à remettre en question des lois qui, depuis Einstein, n’ont jamais été mises en défaut. D’autant que si Mond peut nous débarrasser de la matière noire, cette théorie est de toute façon incapable de répondre à une nouvelle énigme posée par la gravité : la découverte en 1998 de l’accélération de l’expansion de ­l’Univers, interprétée comme la manifestation d’une sorte de gravité répulsive.

Comme la nature de ce phénomène mystérieux restait inexpliquée, les physiciens l’ont traité comme la matière noire : ils l’ont rajouté à la liste de leurs « inconnus connus » et en ont mesuré les effets. Ils ont appelé énergie noire cette nouvelle composante mystérieuse. Les mesures du satellite Planck indiquent que cette énergie noire représente aujourd’hui un peu plus des deux tiers de l’énergie contenue dans l’Univers, la matière noire environ un quart et la matière connue à peine un vingtième. En acceptant cette curieuse composition, les cosmologistes ont pu élaborer le modèle standard cosmologique. Un modèle qui, tout en ­restant compatible avec la relativité générale et les observations, ­s’efforce de décrire de manière cohérente l’histoire de l’Univers du Big Bang à nos jours.

De l’antimatière dans le vide intergalactique ?

« S’il reste la solution de référence pour la majorité des physiciens, à mon sens comme dans l’esprit d’un nombre croissant de mes collègues, le modèle standard cosmologique possède plusieurs aspects très inélégants, nuance Gabriel Chardin. Il marche assez bien, c’est vrai, mais il apparaît de moins en moins vraisemblable dans sa composition, et compte un trop grand nombre de paramètres libres, qu’il faut réajuster à chaque nouvelle observation. Bref, quelque chose cloche dans l’Univers qu’il décrit… » Et c’est pour cette raison que de nouveaux modèles ont récemment été proposés par des théoriciens comme André Maeder, de l’université de Genève, ou Thomas Buchert, du Centre de recherche astrophysique de Lyon2 : des Univers n’ayant besoin ni d’énergie noire, ni de matière noire pour expliquer les observations actuelles.

Vue des installations de la collaboration Alpha, au Cern. Avant la fin 2018, une expérience va tenter d’y peser des atomes d’antihydrogène.
Vue des installations de la collaboration Alpha, au Cern. Avant la fin 2018, une expérience va tenter d’y peser des atomes d’antihydrogène.

C’est également le cas de l’Univers de Dirac-Milne élaboré par Gabriel Chardin. Celui-ci le fait reposer sur deux hypothèses révolutionnaires. Il considère d’abord que cet Univers contient autant de matière que d’antimatière, et que l’anti­matière possède une masse gravitationnelle négative. « La disparition totale, du moins apparente, de l’antimatière de notre Univers demeure à ce jour un autre des grands mystères du modèle standard : celui-ci indique pourtant que l’Univers comprenait pendant ses tout premiers instants après le Big Bang autant de matière que d’anti­matière, insiste-t-il. Dans l’Univers de Dirac-Milne, plus besoin d’expliquer la disparition de l’antimatière : elle est toujours là, cachée dans les vides intergalactiques. » La supposition que l’antimatière possède une masse négative est une supposition plausible, car, à ce jour, aucune expérience n’a pu mesurer la masse de ­l’antimatière. « À l’échelle atomique, si on le compare à ­l’électromagnétisme ou à ­l’énergie cinétique des particules, l’effet de la gravité est négligeable, explique le physicien. On sait produire depuis plus de vingt ans des atomes d’antihydrogène, mais on vient tout juste de trouver le moyen de les ralentir ­suffisamment pour pouvoir bientôt les peser. » (Lire l’encadré ci-dessous.)
 

Des masses négatives dans l’Univers ?

Les théoriciens ont en tout cas démontré que l’existence de masses négatives est parfaitement compatible avec la relativité générale, même si les mouvements qu’auraient ces masses les unes par rapport aux autres sont très étranges : ­tandis que les masses positives s’agrègent entre elles, les masses négatives se repoussent et s’écartent les unes des autres! « Dans un tel ­Univers, sous l’effet de la gravité, la matière – de masse positive – s’agrège et forme de grandes structures. En revanche, les particules d’antimatière, de masse négative, s’étalent en gaz froid dans ce que nous prenons pour de grands vides cosmiques. » Des vides qui, en s’étalant, et en repoussant les structures de masse positive, expliqueraient, sans avoir besoin d’énergie noire, l’expansion de l’Univers telle qu’elle est observée.

Par ailleurs, le fait de supposer qu’existent des particules de masse positive comme négative a un autre effet inattendu : il crée une polarisation du vide qui modifie les équations de la gravité. Celles-ci présentent alors une grande similarité avec celles de la théorie Mond. On peut dès lors se passer de l’hypothèse de la matière noire pour expliquer la rotation des galaxies. « En l’état, le modèle d’Univers de Dirac-Milne reste hautement spéculatif, mais les valeurs auxquelles il aboutit sont étonnamment proches de celles déjà mesurées par les grands programmes d’observation, et il va être directement testé dans les prochaines années, voire peut-être dès la fin de l’année 2018, grâce aux expériences Gbar, Alpha-g et AEgIS au Cern, qui vont enfin mesurer la masse gravitationnelle de l’antimatière, assure Gabriel ­Chardin. Nous saurons alors si l’explication proposée d’un ­Univers matière-­antimatière, guidée par ses arguments d’élégance mathématique et physique, est bien confirmée par l’expérience. » ♦

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Peser l’antimatière : lourde tâche !

L’antimatière posséderait une masse négative et se comporterait différemment de la matière quand elle est soumise à la gravité. Cette hypothèse, proposée par le physicien Gabriel Chardin, est plausible, mais très audacieuse. Car si l’on maîtrise désormais assez bien la production d’antiprotons dans les accélérateurs, « peser » ces antiparticules chargées négativement est presque impossible tant l’effet de la gravité est négligeable par rapport à celui de l’interaction électromagnétique. Un moyen de neutraliser cette force consiste à créer des atomes neutres d’antihydrogène en combinant un antiproton et un positron (anti-électron). La difficulté est alors de parvenir à confiner et ralentir ces anti-atomes avant qu’ils rencontrent des atomes de matière et qu’ils s’annihilent. En utilisant un piège magnétique, la collaboration Alpha du Cern est parvenue récemment à confiner pendant plusieurs heures un millier d’antihydrogènes. D’ici à la fin de l’année, Alpha va tenter de déterminer ce qui se passe exactement quand on « lâche » ces anti-atomes dans un champ gravitationnel. À suivre…

 
Lire aussi :
L’Insoutenable gravité de l’Univers, Gabriel Chardin, coll. « Essais-Manifeste », Éditions Le Pommier, 2018, 464 p., 25 €
 
 

Notes
  • 1. Expérience pour détecter les Wimps en site souterrain.
  • 2. Unité CNRS/Université Claude-Bernard Lyon 1/ENS Lyon.

Commentaires

42 commentaires

Victor Lesler, "on n'a jamais observé de conglomérats de masses négatives" évidemment puisque les masses négatives ne sont pas directement optiquement observables, tout comme la matière sombre du reste. Or là où la cause de l'invisibilité de la matière sombre est inconnue, l'invisibilité de la matière de masse négative vient du fait qu'elle émet des photons d'énergie négative qui suivent les géodésiques de leur propre métrique (cf. les 2 équations de champ couplées du modèle Janus). Ces conglomérats de masse négative ont en revanche plusieurs effets décelables : 1) ils repoussent la matière de masse positive (les galaxies) selon des plaques et des amas en filaments (ainsi que des superamas au croisement de plusieurs filaments) distribués autour de grand vides ("cosmic voids") : c'est exactement ce qu'on observe dans la structure à grande échelle. Les masses négative sont ainsi localisées en conglomérats au centre des grands vides cosmiques, qui ne sont "vides" qu'optiquement parlant. La matière de masse positive est incapable, par instabilité gravitationnelle, de générer ce type de supervoids : leur existence même est inexplicable dans le modèle standard. 2) l'effet de lentille gravitationnelle négative (divergente) observé à travers ces vides cosmiques diminue artificiellement la magnitude des très anciennes galaxies (à fort redshift) en arrière-plan, les faisant apparaître comme des naines, ce qu'on observe effectivement sans pouvoir expliquer leur nanisme, puisqu'il n'est en réalité qu'un artefact. ---------------------------------------------------------------------- Concernant le principe d'équivalence d'Einstein il n'est pas violé dans chaque feuillet. Dans le modèle Janus; l'inversion de la flèche du temps, de même que l'inversion de l'énergie et de la masse d'une particule "jumelle" ne sont pas des paramètres intrinsèques. Ils ne sont que des effets locaux de la géométrie, de la courbure, au sens einsteinien de la RG. ils sont "relatifs" du point de vue "opposé" : on est en plein dans la relativité, mais étendue à "un endroit et un envers". Toute masse est même fondamentalement de nature positive y compris les "jumelles" du secteur négatif : la négativité d'une masse ne provient que de la "courbure conjuguée" négative qu'une masse positive induit dans le feuillet adjacent ! Je crois que c'est le concept fondamental qui ne passe pas, incompris de 99% des lecteurs du modèle Janus. La Terre par exemple, est faite de masse positive, mais elle induit une courbure conjuguée négative dans le secteur négatif, où elle apparaît par conséquent comme de la masse négative invisible, ce qu'elle n'est pas fondamentalement parlant. Cette façon de voir les choses via ces courbures conjuguées (qui ne sont pas une invention sortie de nulle part, cette géométrie conjuguée est sécrétée par les deux équations de champ couplées) constitue une façon drastiquement différente de penser la géométrie de l'espace-temps.

Essayez d'expliquer votre théorie dans un grand amphi. Pour ne pas être chahuté, il faut convaincre. Il faut éviter de construire des systèmes invraisemblables et se limiter aux lois bien vérifiées en laboratoire; évidemment les ordres de grandeur des variables sont ajustables. La lumière est rougie pendant qu'elle se propage dans un gaz constitué d'hydrogène atomique assez froid (~4000K) sous très basse pression: Il faut d'abord se demander si le gaz n'intervient pas dans le rougissement. On fabrique des rayons de toutes sortes de couleurs (ajustables) en envoyant un faisceau laser monochromatique dans un cristal biaxe. C'est un effet Raman qui requiert l'égalité des longueurs d'onde du rayon excitateur et et du rayon émis, ce qui est possible dans un bi-axe en jouant sur la polarisation. Dans un gaz, il faut jouer sur l'élargissement des spectres produit par le hachage du faisceau excitateur. Ainsi, dans l'"Impulsive Stimulated Raman Scattering", (ISRS) il existe une fréquence commune au rayon excitateur et au rayon déplacé par effet Raman (spectres des deux élargis le hachage) .. Cet effet est bien connu dans les labos, mais le hachage du faisceau incident par une émission thermique ne fonctionne que si des conditions calculées par G. L. Lamb sont remplies: "Les impulsions doivent pouvoir être qualifiées d'hyperfine si leurs durées sont inférieures à "toutes les autres durées impliquées". Comme la lumière naturelle peut être considérée comme formée d'impulsions nanoseconde, il faut des périodes Raman supérieures à 1ns, c'est à dire des fréquences propres supérieures à 1GHz. C'est le cas des résonances de spin dans les niveaux excités de l'atome H. Une preuve de cet effet est l'observation de fréquences données, par la loi de Karlsson ou par l'observation des spectres des quasars: les glissements de fréquence observés le plus fréquemment sont amènent exactement les fréquences Lyman beta ou gamma à la fréquence alpha. Ceci montre le mécanisme du rougissement: l'absorption Lyman alpha crée des atomes 2P qui rougissent la lumière; mais quand une raie absorbée est rougie jusqu'à la fréquence alpha, la formation de H 2P s'arrête assez longtemps pour que tout le spectre du gaz soit absorbé. Il est inutile d'imaginer des filaments bizarres. Cette théorie enfantine explique non seulement les spectre mais aussi l'absence de matière noire: Les galaxies spirales sont riches en atomes excités, donc leur distance, donc leur taille sont exagérés, elles semblent instables. Comme une interaction avec la matière introduit une dispersion, il est inutile de faire varier la constante de structure fine. La loi de Hubble donne la densité de colonne de H2P. La moi usuelle exagère les distances près des corps chauds, ce qui gonfle des bulles dans les cartes des galaxies. etc... Cordialement Jacques Moret-Bailly

M. Lesler, vous avez déjà prétendu ci-dessus dans un autre message que l'antimatière de masse négative 1) existe, mais 2) puisqu'on ne l'observe pas en conglomérats c'est donc que 3) elle se repousse elle-même et que par conséquent 4) elle occupe tout l'espace. Je vous ai répondu en vous démontrant l'absurdité de ce raisonnement, par le fait que si l'antimatière telle que vous la supposez occupait réellement "tout l'espace" elle s'annihilerait visiblement au contact des étoiles et du gaz des galaxies, mais… vous réitérez ensuite en boucle avec la même hypothèse, comme si de rien n'était ! C'est désarmant. La vraie réponse, et les lecteurs qui s'intéressent à ce sujet et qui réfléchissent la trouveront d'eux-mêmes, c'est que l'antimatière de masse négative 1) existe et 2) est INVISIBLE car elle émet des photons d'énergie négative qui suivent leurs propres géodésiques nulles distinctes des nôtres, et 3) est bien auto-attractive et forme des conglomérats qui NE PEUVENT CEPENDANT PAS ÊTRE OBSERVÉS OPTIQUEMENT. Elle peut alors effectivement occuper "tout l'espace" sans annihilation avec la matière, mais cette antimatière de masse négative est concentrée en moindre densité là où la matière positive est la plus dense (systèmes stellaires, galaxies et amas de galaxies) et se concentre au centre des "cosmic voids" apparemment vides, qui ne le sont pas (elle est d'ailleurs à l'origine de ces "bulles de vide géantes" qui repoussent autour d'elles les galaxies en plaques et filaments, bulles de vide totalement inexplicables classiquement par l'instabilité de Jeans qui est incapable de les générer. C'est pourtant clair.

Pour étayer un peu plus, voici un copié-collé de moi-même : Come on... You postulate that Bondi hypothesis is true and of course conclude to this silly nonsense situation of the runaway effect. Why dont you speak about the other hypothesis where mass ? --> (+) attracts (+) --> (-) attracts (-) --> (-) and (+) repels each other. But this implies the necessity to extend the general relativity field equation to two equations describing a bimetric universe :One metric is the one we belong to with positive mass, the other with negative mass (negative mass = negative arrow of Time, as proved by JM Souriau in 1970). https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Masse_négative Références : - JP Petit and d'Agostini https://youtu.be/TfPqGoKPJkY http://ayuba.fr/pdf/janus_lagrangian.pdf - Sabine Hossenfelder https://arxiv.org/abs/0807.2838 https://youtu.be/RbYEppod_Fo - Manuel Hohmann : no-go theorem for bimetric gravity with positive and negative mass ( https://arxiv.org/abs/0909.2094 ) Just be a little smarter and stop deny that possibility of negative mass could exist. Close mind makes a bad scientific. Foreword Should be precised that Antimatter≠Negamatter ? (Antimatter : positive mass, charge inversion = electromagnetic mirrored particules; Negamatter : mass mirrored particules. Existence of Antinegamatter follows). In order for the negamatter to "surround" galaxies like halo eggs, we should not have to consider à "fluid" but a state of negamatter less dense than matter. That's why one Can suppose to consider negamatter as non-baryonic (negaquarks) and acting almost like a fluid. Models show that negamatter leads to natural galaxies shaping, and greater scales shapes like observed in computer simulations. https://youtu.be/NdprCE1QB1w https://youtu.be/qxTDZxt9yC4 (galaxy) https://youtu.be/vtcbBpieR5U The neatest manifestation of negamatter would be negative Gravity lens effect observed like for Abel 1689 or by great voids on Space (like the"great repeller) Links : http://www.alternativephysics.org/book/Abell1689.htm - Izumi/Hagiwara : Gravitational lensing shear by an exotic lens object with negative convergence or negative mass : https://arxiv.org/abs/1305.5037

Il existe une explication sans particule exotique ni théorie nouvelle : c'est la Relativité. En effet, l'accélération de la matière crée un horizon des événements (dit de Rindler), qui peut masquer le rayonnement qu'elle émet si la distance est suffisante pour que l'observateur soit situé à l'extérieur de la bulle. C'est la thèse "économique" présentée dans un livre publié en 2015 chez Désiris.

Il existe un phénomène qui signe la présence de conglomérats de masse négative. Si les photons d'énergie positive peuvent les traverser allègrement, par contre cette interaction diminue la magnitude des objets distants. C'est ce qui fait apparaître les jeunes galaxies, à z > 7 comme des naines. J'aimerais bien pouvoir publier un article dans le Courrier du Cnrs. Je viens de publier un important papier dans Astrophysics and Space Science qui décrit la liste impressionnante de données observationnelles dont mon modèle Janus rend compte. http://www.jp-petit.org/papers/cosmo/2018-AstrophysSpaceSci.pdf Quelle presse en fera mention ? Quel journaliste scientifique osera en faire mention ? J'attends toujours, depuis un mois maintenant, la réponse du Directeur de l'Institut des Hautes Etudes de Bures sur Yvette à qui j'ai formulé mon souhait de pouvoir présenter mes travaux. Quand pourrai-je présenter ces travaux à l'Institut d'Astrophysique de Paris, fief de Luc Blanchet ?

Il manque quand même pas mal d'éléments numériques dans votre papier... Aussi vous semblez expliquer une énigme (la matière noire) par deux autres énigmes (la matière negative et l'anti-matière negative) et je ne vois pas en quoi cela pourrait conduire à résoudre l'assymétrie matière positive / anti-matière positive. Vous pourriez aussi vous pencher sur la collision de galaxies et de leur halo de matière noire en proposant une alternative sans matière noire. Et tout ceci au moins avec des simulations numériques qui intègrent vos équations. On aurait déjà une meilleure idée de la crédibilité de Janus.

Cher Jean-Pierre, Quand arrêterez-vous de vous battre contre ces moulins? Oui votre modèle est bon. Oui votre modèle colle à la réalité. Vous, Christophe, Gilles, feu Jean-Marie et quelques autres que j'oublie avez fait du très bon travail. Un travail que je salue ici. Vous êtes intelligents, clairvoyants, imaginatifs, compétents et opiniâtres ! Mais si vous n'arrivez pas à creer une communauté autour de votre projet, de votre modèle depuis 1995 c'est pour deux raisons principalement: 1/ Initialement, il y a votre bannissement (de vous, Jean-Pierre) dû à vos propos (certes fondés, je le sais j'ai vu les preuves) sur l'origine de ces idées (je ne parle pas d'un certain russe, mais de papiers dans lesquels la valeur de k était la bonne... -vous vous souvenez? Oui vous vous souvenez, Ca ne s'oublie pas ces moments ou l'on refait les calculs, deux fois, trois fois, et qu'on comprend qu'ils sont passés par là bien avant nous-) Ca n'a pas fait bonne impression. Vous vous êtes fait marquer au fer rouge. C'est indélibile et c'est dommage... 2/ Votre caractère (d'aucuns diront votre personnalité) qui envenime tout cela. Avouez que vous n'êtes pas facile. Allons allons, tout cela n'est pas bien grave, mais comme Don Quichotte, vous en avez besoin pour exister. Bonne chance à vous et à Janus, Et bon courage...

@JPP : votre modèle est intéressant mais vous pourriez allez plus loin en proposant des simulations qui pourraient expliquer les grandes structures filamenteuses de l'univers, de la même façon que CDM le montre bien à travers de multiples simulations

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